Jeudi 4 décembre 2008 4 04 /12 /Déc /2008 15:11

Note de l'auteur : Je vais vous couper les chapitre, afin de pouvoir vous mettre en ligne la suite plus souvent ;-)

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Le Lendemain, lorsque son réveil sonna 7h00, Lise avait la désagréable impression de n'avoir dormi qu'une petite demie heure. Elle écrasa d'un bras lourd de rancoeur le bouton d'arrêt de la sonnerie. Puis émergeant petit à petit, bailla largement et s'étira de tout son long. Son sommeil n'avait pas été vraiment réparateur et son corps fourbu de courbatures, la faisait souffrir. Bizarrement son esprit lui, paraissait libre.

- Bon ! Se dit-elle, aujourd'hui pas de connerie ! Les exam' en priorité !

Elle sauta de son lit, passa dans la salle de bain, jeta sa légère nuisette de coton au linge sale et plongea sous la douche. Une pluie fine et chaleureuse jaillissait du pommeau et glissait sur sa peau. Le massage doux de ses mains savonneuses sur son anatomie lui donna un élan de vitalité qui semblait la faire revenir d'un long rêve. Un peignoir enfilé à la va vite, elle sortit de sa douche en pleine forme et passa rapidement dans la cuisine. Ce n'était pas le moment non plus de faire une hypoglycémie. Elle prépara quelques tartines beurrées, ajouta un peu de confiture d'abricot dessus et avala le tout accompagné d'un bol de lait chocolaté.

Son téléphone bipa. Elle venait de recevoir un sms. Lise tendit la main, ouvrit le capot et lue.

"S pèr ta b1 dormi, pass une bone journé, merde pour taleur bise phil" (*j'éspere que tu as bien dormi, passe une bonne journée, bonne chance, à tout à l'heure, bise Philippe)

Un grand sourire illumina son visage, ce petit message lui réchauffa un peu plus le cœur. Elle pressa le bouton répondre et composa à son tour

" TT ok, idem pr tw, on mange ensble à midi ?" (*tout va bien, idem pour toi, on mange ensemble à midi ?)

La réponse ne tarda pas,

"Ok :-*" (d'accord, bisous)

Elle regarda sa montre : 7h25 ! Elle jeta rapidement tout au lave-vaisselle et remercia comme à chaque fois qu'elle était pressée, le propriétaire de son appartement d'avoir mis une cuisine complète.

Elle enfila rapidement les vêtements qu'elle avait préparé la veille : une petite culotte taille basse noire parsemée d'une légère dentelle blanche assortie à un joli soutien gorges brodé des mêmes motifs. Elle n'aimait pas être dépareillée, même si personne d'autre qu'elle-même en ce moment n'en profitait.  Un jean, un petit chemisier blanc bien mignon et un pull en acrylique gris anthracite. Lise repassa rapidement par la salle de bain pour une touche légère de maquillage. Voila, elle était prête, belle comme un coeur !

Elle ramassa en triple vitesse son petit cartable, enfila son manteau, et descendit en courant les escaliers, manquant renverser sa voisine.

- Houps, excusez- moi madame Pinson, bonne journée.

- Bonne journée Lise ! Lui répondit la petite dame qui devait être âgée d'une bonne soixantaine d'années. Elle la regarda partir avec un sourire attendri. Lise était une charmante jeune fille, toujours serviable. Elle avait rapidement su se faire aimer par les habitants du petit immeuble, leur rendant de temps en temps service aux uns et aux autres.

Heureusement pour elle, la fac était à quelques minutes à pieds seulement. De toute façon, il aurait été bien inutile de sortir sa voiture, la difficulté pour circuler à cette heure- ci conjuguée à un manque de place flagrant, l'aurait probablement emmenée encore plus loin de son point de chute.

Les rues grouillaient de monde, et Lise se pressait entre les étudiants, certains impatients comme elle, couraient, d'autres discutaient ou riaient. La fac d'Avignon, c'était quand même dix mille étudiants !

Lise arriva à l'entrée. Elle passa les grilles en fer forgé hautes de trois bons mètres et parcourut rapidement la longue allée bordée de haies. Le vieux bâtiment était là, se dressant fier et majestueux devant-elle. Tout en longueur, et d'un seul étage cet ancien hôpital reconverti en lieu d'études offrait une façade renaissance des plus jolies. Quatre colonnes en marquaient l'entrée principale. Surmontées d'un petit balcon et flanquées de colonnes identiques qui soutenaient le fronton. Au beau milieu juste sous la cloche, trônait une horloge intégrée aux pierres de taille. Machinalement Lise y jeta un coup d'œil. Cinq minutes, il ne lui restait que cinq minutes pour arriver dans sa salle. Elle pénétra dans le vaste hall d'entrée. C'était un lieu magnifique, dont l'histoire semblait se dégager des murs. Elle franchit les deux grandes arches intérieures de calcaire, et malgré le monde, elle avait l'impression que ses pas résonnaient sur le marbre du sol. Elle emprunta le grand escalier et longea le couloir pour enfin arriver devant la salle. Ils étaient presque tous là, certains visages amis se tournèrent vers elle avec un sourire de bienvenue, auxquels elle répondit par un petit signe de la main.

Ouf ! Elle était soulagée, maintenant qu'elle était assise, son cœur pouvait reprendre un rythme normal. Ils étaient deux, derrière le bureau, un enseignant d'une quarantaine d'années, et un autre qui semblait avoir atteint l'age de la retraite. Le vieux professeur se leva et ferma la porte. Pendant que son collègue donnait les instructions :

Couper les téléphones portables, interdiction d'utiliser les calculatrices ou autre instrument électronique, interdiction de parler bien évidement et si quelqu'un voulait se rendre aux toilettes, ça serait accompagné, interdiction aussi de sortir avant la fin de la première heure.

Puis il ouvrit la grosse enveloppe noire et distribua les sujets face cachée.

- Vous ne retournerez les sujets qu'à mon signal stipula-t-il.

Lise prit le sien, remercia son distributeur d'un hochement de tête. Elle était déjà complètement concentrée.

- Allez-y ! Ordonna le vieux professeur, il est 8h05, vous avez jusque à 12h05, bon travail !

 
Par Claret Bruno
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Les runes Atlantes


Lise était triste, elle venait d'enterrer son oncle, un ancien missionnaire. Mais en découvrant le vieux médaillon qu'il avait caché dans ses affaires, elle était loin d'imaginer la tournure qu'allaient prendre les événements. Percer les mystères de cette vieille langue, courses-poursuites, voyage au bout du monde, danger permanent pour tenter d'échapper entre autres à la secte du Timée. Une vie bien diffèrente de ses petites habitudes d'étudiante à la fac d'Avignon l'attendait ! Heureusement, elle pouvait compter sur Philippe, son ami de toujours. Mais cela suffirait-il ? 

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