Jeudi 28 octobre 2010 4 28 /10 /Oct /2010 09:01

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Puis l'écran redevint noir au bout de trente secondes

Allée quarante quatre, colonne sept, étagère trois, livre huit, Lise imprégna immédiatement la marque dans son cerveau. Elle n'était pas une championne de la mémoire instantanée, mais là, elle savait qu'il était important de s'en souvenir. Trois chiffres quarante quatre, trois, huit se répéta-t-elle une fois de plus. Concentrée, mais souriante, elle regarda ses compères et leva le pouce.

- C'est bon ! Je l'ai !

- Youhou ! Exulta Manon, qui sautillait sur place.

- Mademoiselle, si vous voulez bien me suivre, dit le curé.

Il se dirigea vers le fond de la pièce, passa une porte et arriva dans un escalier. Ils descendirent les marches métalliques et arrivèrent devant une imposante porte blindée gardée par un soldat suisse.

- Nous sommes dans le sous-sol du Cortile della Pigna, ce sont nos nouveaux locaux. Je vais vous ouvrir et comme je vous l'ai dit, vous irez seule. Le curé poussa la lourde porte.

Lise salua le garde et entra. La pièce était complètement différente de celle du haut. Immense, elle devait faire la taille d'un terrain de football et ne possédait aucune décoration. Le plafond était en béton brut, d'un gris terne, illuminé par des néons industriels. Tout le reste de la pièce n'était qu'étagères. Sur des dizaines et des dizaines de mètres, elles s'étalaient. Grises, métalliques, elles étaient hautes d'un bon mètre quatre vingt et se ressemblaient toutes comme deux gouttes d'eau. Lise comprit véritablement le sens de l'expression être dissimulé dans la masse.

De petits écriteaux blancs indiquaient les allées d'autres les numéros de colonne. Lise se déplaça un peu, elle était dans l'allée trente et un. Elle marcha un peu, l'air était sec et frais sans être froid. Les bouches d'aération soufflaient un air probablement traité, pour stabiliser l'hydrométrie et la température optimum à la conservation des vieux documents pensa lise. Allée quarante quatre, son cœur s'emballa. Elle y était presque. Le regard posé en haut des étagères, elle cherchait le panonceau indiquant la colonne sept. Plus que quelques mètres. Elle y était devant. Son doigt pointé, elle suivit les consignes : Étagère trois, livre huit. Il était là ! La tranche noire du vieux cuir, sans aucune inscription laissant paraître de son contenu. Lise le prit. Ouvrit délicatement la couverture et la première page intérieure confirma. Tracé à la plume, les mots : Le manuscrit des druides occupait la plus haute place.

Le souffle court, l'émotion lui faisait tremblait les jambes. Elle voulait savoir, qui était derrière tout ça. Elle feuilleta rapidement, il était en tout point identique à celui qu'elle avait lu quelques jours plus tôt, elle alla directement vers les pages manquantes. Elles étaient bien là, personne n'avait arraché celles-ci. Elle lut rapidement, le cœur battant, se retournant de temps en temps, comme si Montargis pouvait apparaître à chaque instant et le reposa tout aussi rapidement. Puis elle marcha vers la sortit, toujours aussi anxieuse, l'atmosphère lugubre de la pièce y aidant, elle pressa le pas. Cherchant les petits panneaux lumineux verts indiquant la sortie "uccita". Enfin, elle arriva devant la porte blindée, elle tapa trois fois, le souffle toujours aussi court et le cœur toujours aussi emballé.

- Mon Dieu, mademoiselle, vous allez bien se précipita le curé lorsqu'il eut ouvert.

- Oui, ça va…merci, répondit-elle d'une petite voix.

Elle voulait voir la lumière du jour, voir Phil ! Avec un petit sourire, elle remonta les marches d'aciers qui lui semblèrent beaucoup plus en pente que la première fois. Mais elle arriva enfin dans la salle des index. Elle se précipita vers Philippe et l'enlaça fortement.

Lui le regard inquiet la pris dans ses bras et la cajola.

- Ma Lysette, que se passe-t-il ?

Elle adorait quand il l'appelait comme ça, à chaque fois son cœur chaviré de bonheur. Mais là, elle se dit qu'elle devait avoir une sale mine vu les regards inquiets de ses amis.

- Tout va bien, les rassura-t-elle, je me suis fait peur toute seule pour rien. Et elle embrassa son chéri. Je t'aime.

- Alors ? Demanda le professeur.

Cette fois-ci ils la regardaient avides de savoir.

- J'ai ce que l'on cherchait. Dit-elle d'un air mystérieux. Venez, sortons.

Ils prirent congé du curé archiviste et sortir du Vatican.

Par Claret Bruno
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Les runes Atlantes


Lise était triste, elle venait d'enterrer son oncle, un ancien missionnaire. Mais en découvrant le vieux médaillon qu'il avait caché dans ses affaires, elle était loin d'imaginer la tournure qu'allaient prendre les événements. Percer les mystères de cette vieille langue, courses-poursuites, voyage au bout du monde, danger permanent pour tenter d'échapper entre autres à la secte du Timée. Une vie bien diffèrente de ses petites habitudes d'étudiante à la fac d'Avignon l'attendait ! Heureusement, elle pouvait compter sur Philippe, son ami de toujours. Mais cela suffirait-il ? 

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