Partager l'article ! Chapitre 46 initiation: - Pas question, je ne laisse pas Lise s'offusqua Philippe. - Ni moi non plus ! Ajouta Manon. Lise hoc ...
- Pas question, je ne laisse pas Lise s'offusqua Philippe.
- Ni moi non plus ! Ajouta Manon.
Lise hocha la tête, ne vous inquiétait pas, dit Lise, je ne crains rien et puis au cas où, je crierais, ajouta-t-elle avec un clin d'oeil.
Phil et Manon obéirent à contrecœur et les deux filles s'éloignèrent en direction de bois jusqu'à disparaître de leurs vues
- Regarde, dit Karina en tendant le bras.
Sur son poignet était tatoué un A majuscule en forme de triskel entouré d'un grand C. Je fais partie du Congloromo. Enfin, si l'on peut dire. Le Congloromo a quasiment disparu il y a maintenant cinq ans avec la mort de ma grand-mère. Elle est enterrée ici. Dit-elle en pointant du doigt une petite tombe au pied d'une sabine tortueuse et penchée dont les feuilles touchaient le sol pour réduire leurs prises aux vents.
Lise décontenancée par cette nouvelle ne savait trop quoi dire.
- Heu, je suis désolé, je ne voulais pas…mais, pourquoi nous avoir amené ici et ne pas nous l'avoir dit en bas ?
- Ce n'est pas un endroit comme les autres, de puissantes forces passent par ce point, c'est pour cela que ma grand-mère l'a choisi. Regarde.
Karina déboutonna le col de son chemisier et sortit un pendentif identique à celui de Lise. Elle s'approcha de la pierre tombale et imbriqua son pendentif dans une gravure ce celle-ci. Aussitôt, son pendentif s'illumina d'une lumière bleutée et Lise sentit une douce vibration contre ses seins. Son pendentif réagissait à celui de Karina. Elle le sortit à son tour, il brillait de la même lumière. Le cœur battant à tout rompre, elle le passa par-dessus sa tête et l'approcha de la pierre tombale. Il semblait attirait par l'autre pendentif et à mesure que ceux-ci se rapprochaient, la lumière devenait orangé.
- Que se passe-t-il ? Demanda Lise à la limite de l'affolement.
- L'union du phénix, dit Karina pas très sûre d'elle. Les deux pendentifs se reconnaissent et leurs pouvoirs se décuplent. Ma grand-mère m'en avait parlé, mais je ne l'avais jamais vue se réaliser.
Le ciel s'assombrit soudain. Des nappes de nuages entières arrivaient du nord, poussé par les alizés, comme une mer de nuages qui viendrait submerger toute l'île. Seuls les rayons lumineux des pendentifs perçaient l'épaisse brume.
- Bon Diou, c'est quoi ce délire S'écria Philippe. Les filles, vous êtes sûr de ce que vous faites ?
- Ne vous inquiétez pas, c'est un phénomène normal ici, c'est ce qui apporte l'eau nécessaire à la vie, lui répondit Karina de loin. Puis à Lise, mais d'habitude, c'est plutôt vers les 15 heures que la brume arrive, là, je pense que l'effet des médaillons la précipitée.
Il nous faut partir en vitesse avant que la route ne soit plus visible.
Karina récupéra son pendentif et repartit vers la voiture.
Lise sentit un picotement au poignet, comme si elle avait été piquée par un insecte. Elle le frotta, mais ne s'en soucia pas et suivit Karina. Le brouillard donnait à l'endroit une atmosphère fantomatique inquiétante et elle n'avait aucune envie de se retrouver seule là-dedans.
- Lise, lui dit-elle d'un air grave. Il ne faut parler de ce que tu viens de voir à personne. Le médaillon t'a choisi, tu en es devenue sa gardienne.
Lise stoppa net son avancé.
- Quoi ???? Mais non, tu rigoles, je suis venu vous le rendre justement !
- Non Lise, je te l'ai dit, je suis seule, ou plutôt, nous sommes deux maintenant. Regarde ton poignet.
Lise porta les yeux sur son avant bras droit, le même tatouage que celui de Karina était incrusté dans la peau de son poignet.
- Ho Putin ! C'est quoi se délire !
- je te l'ai dit, tu as été choisi par le médaillon, c'est la réaction qui se produit lorsque l'on se trouve ici et qu'une personne digne de le garder est présente.
Lise attrapa le bras de Karina.
- Tu le savais, tu m'as fait venir ici exprès, pour m'enrôler de force dans ta secte ! Je ne peux pas ! Dans mon pays, des gens ont déjà failli mourir à cause de lui ! Je ne veux pas !
Karina, lui lança un regard noir. Je ne t'ai rien fait ! Ce n'est pas moi qui décide, c'est le médaillon, d'ailleurs, tes amis étaient aussi sous l'influence de celui-ci, vérifient leurs poignets. Et sache que par le passé, ce sont des milliers de personnes qui sont mortes à cause de ces pendentifs, notre devoir est de préserver maintenant cette puissance magique d'une mauvaise utilisation, c'est pour cela que tu as été choisi. Ma grand-mère descendait directement du peuple Atlante, comme beaucoup de Bimbaches le peuple autochtone de El Hierro, mais elle avait été initiée au grand secret des médaillons. Notre devoir et de les protéger. Et c'est aussi le tien désormais.
- Super, " Save the Médaillons, Save the world ", on se croirait dans une série TV américaine !
- Oui, sauf que là, c'est la vraie vie !
- Et l'on ne peut pas les cacher tout simplement ces médaillons ? Demanda Lise.
- Il y aurait bien une solution, une des nombreuses légendes d'ici qui dit que si nous réunissons les trois pendentifs, une île cachée apparaîtrai au large des côtes de El Hierro, l'île de San Brandon par le passé, nombreux sont ceux qui croient l'avoir vu, mais personnellement, je n'y crois pas. Allez, viens, ou le brouillard va nous poser des problèmes.
Lise fit la moue puis la suivit.
- Excuse-moi, je ne voulais pas t'accuser. Dit-elle dans un souffle.
Karina la regarda et lui sourit.
- Tu es toute excusé, j'ai eu la même réaction que toi lorsque ma grand-mère m'a amené ici.
Lise comprenait que même pour un homme d'Église, un sourire pareil ne pouvait laisser de marbre.
- Ben alors, qu'est-ce que vous faisiez ? Demanda Philippe en se précipitant vers les filles lorsqu'elles réapparurent dans son champ de vision.
- Une petite initiation sourit Lise, regarde dit-elle en lui tendant le bras. Ne t'inquiète pas, ils sont au courant de tout dit Lise à Karine qui s'offusquait du manque de respect dont Lise faisait preuve à l'égare du secret.
- Et vous ? Demanda Lise.
- Quoi nous ? Demanda Philippe.
- Ben est-ce que vous avez le même ?
- Je ne vois pas comment on aurait pu avoir le même, personne ne nous a tatoués, ma Lisette.
- Mais moi non plus Phil, c'est ça le truc justement.
Philippe et Manon incrédules relevèrent tout de même leurs manches, mais aucun signe n'apparaissait sur leurs poignets.
- Bah, tu vois, il n'y a rien, je ne vois pas comment…
Lise sentit la moutarde lui monter au nez.
- Écoute, laisse tomber Phil, Ok ?! Montez dans la voiture, on doit bouger d'ici rapidement à cause du Brouillard.
Ils montèrent dans la petite Micra et Karina remit le moteur en route pour la descente.